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Selves, la guerre des natures

 selve

À travers le portrait d’une Wayana d’Amazonie, SELVE témoigne de la dure réalité guyanaise. Il est une guerre dont on parle peu. Elle oppose ceux qui estiment appartenir à la Terre à ceux qui considèrent qu’elle leur appartient. Les premiers vivent parfois de véritables drames : populations autochtones déracinées, cultures niées… À la croisée de la danse, du cirque et de l’anthropologie, Selve leur donne la parole.

 

Après Lenga premier volet de la série, accueilli en 2018 à Mende, le deuxième volet Selve est un portrait de Sylvana Opoya, « amérindienne » de Guyane Amazonienne. Elle se déploie sur scène en phonographie dans sa langue, avec ses mots, vidéographies, photographies, dessins : femme, forêt, itu jekët, « forêt dense ». Elle provoque un écho vers le monde et nos quartiers : comment participons-nous à nos territoires ? Comment être femme ? Quel est le devenir autochtone de chacun ? Comment devenir Wayana ?

 

La scénographie de Selve est une forêt d’images qui se constitue au fil du récit. Sur un sol blanc, sont posés des arbres/photos, arbres/dessins, arbres/ personnes. D’autres images peintes en grand format se déroulent depuis la cage de scène, une à une, pour former un récit graphique épousant l’action et le texte. Les images réalisées par le GdRA en Amazonie avec le dessinateur Benoît Bonnemaison-Fitte et la photographe Hélène Canaud, se présentent ainsi comme une allégorie possible du territoire de Sylvana. Le plateau accueille aussi un grand Maluwana peint par Aïmawalé Opoya oncle de Sylvana et chef de Taluwen, ainsi que deux rares masques Tamok réalisés par l’artiste Makuwe Pimkani et le chaman Tukanu Alimapoti, grand-père de Sylvana. Au sol, au fil du récit, la terre peut se répandre, tandis que des visages amazoniens filmés par le GdRA en Guyane sont projetés sur cette épaisse frondaison, à même la cage de scène.

 

Depuis sa création en 2007 par le metteur en scène, anthropologue, auteur et musicien Christophe Rulhes et l’acrobate-chorégraphe Julien Cassier, la compagnie toulousaine GdRA défend un « théâtre de la personne et du témoignage direct, en conviant des amateurs ou des professionnels d’un vécu particulier au plateau ».

[Spectacle co-accueilli avec les Scènes Croisées de Lozère]

Pratique :

Lieu : Théâtre de Mende // 20H30

Durée : 1h40

Tarifs : de 10€ à 14€

Infos et réservations : Office de Tourisme de Mende, Place du Foirail : 04.66.23.00.94 ou billetterie en ligne sur scenescroisees.fr // 04 66 65 75 75

Bus gratuit Florac > Mende : Inscriptions au 04 66 65 75 75

 

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